03 / 07 / 2007 14h20

Visa: Le réseautage personnel stimule-t-il le commerce électronique?

TORONTO, ONTARIO--(CCNMatthews - 3 juillet 2007) - La croissance rapide de la fréquentation des sites axés sur l'interaction entre utilisateurs, ou sites de réseautage personnel, est-elle liée à l'essor du magasinage en ligne? Les acheteurs en ligne canadiens sont des utilisateurs précoces des sites Web de réseautage personnel, selon une étude sur les habitudes de consommation menée par J.C. Williams Group pour le compte de Visa et Yahoo! Canada. L'étude, publiée aujourd'hui, démontre le lien existant entre le magasinage en ligne et la participation à des activités de réseautage personnel(1), telles que la rédaction ou la lecture de blogues et de critiques de consommateurs ainsi que la fréquentation de sites axés sur l'interaction entre utilisateurs, en plus d'illustrer la croissance continue du commerce électronique au Canada alors qu'un nombre accru de consommateurs en ligne hésitent de moins en moins à acheter des produits toujours plus variés(2).

L'étude, qui compare les habitudes de magasinage des acheteurs en ligne et ceux qui utilisent Internet mais achètent hors ligne, indique que plus d'acheteurs en ligne que d'acheteurs hors ligne utilisent des outils et des plateformes de réseautage dans le but d'échanger des opinions, des informations, des expériences et des points de vue. Comparativement aux internautes qui n'avaient pas effectué d'achats en ligne, la proportion des acheteurs en ligne qui ont participé à l'étude était plus élevée lorsqu'on leur a demandé s'ils avaient déjà rédigé une critique de produit (trois fois plus, à 29 % contre 9 %), affiché du contenu vidéo sur Internet (deux fois plus, à 19 % contre 8 %) ou rédigé un blogue (presque deux fois plus, à 35 % contre 21 %).

L'importance de ce contenu généré par les utilisateurs est évidente; lorsqu'on leur a demandé d'indiquer quelle était la source d'information en laquelle ils avaient le plus confiance, 60 % des répondants qui sont des acheteurs en ligne ont mentionné les " critiques des consommateurs ", comparativement à 31 % qui ont mentionné les journaux ou les magazines. " Les consommateurs se tournent de plus en plus vers les communautés ou les réseaux virtuels pour obtenir des conseils, plutôt que vers les médias de masse traditionnels ", a déclaré James Okamura, associé principal, J.C. Williams Group. " Ce mouvement est représentatif du nouveau pouvoir des consommateurs et de la fragmentation rapide des médias. Assurément, il présente un défi pour les spécialistes du marketing en ligne. "

Selon Hunter Madsen, de Yahoo!, la principale question soulevée dans le cadre de cette étude est la suivante : " L'habitude d'échanger de l'information, développée au sein des communautés virtuelles, crée-t-elle un avantage secondaire en accroissant également, d'une certaine façon, la propension à magasiner en ligne? On pourrait nommer cette tendance " l'effet de l'engagement social sur le commerce électronique ". " Hunter Madsen, ancien spécialiste en sciences sociales responsable du marketing à Yahoo! Canada, a souligné que " jusqu'à maintenant, pour différentes raisons, les spécialistes du marketing étaient plutôt hésitants à placer des publicités sur des sites Web axés sur l'interaction entre utilisateurs. Toutefois, cette étude semble indiquer que, tout compte fait, ces sites sont l'endroit où ils trouveront certains de leurs acheteurs les plus réceptifs. Si l'on tient compte du fait que le " réseautage personnel " n'en est qu'à ses débuts au Canada, pour le commerce électronique, les avantages potentiels liés à ce phénomène semblent prometteurs. " Plus de la moitié des répondants ont affirmé qu'ils n'utilisaient des outils de réseautage personnel que depuis un an ou moins.

La croissance globale du commerce électronique au Canada est également évidente, à la lumière des résultats de l'étude. Comparativement à l'étude de l'an dernier, dans laquelle on analysait également le comportement des consommateurs en ligne, on note cette année que c'est la variété des catégories de produits achetés sur Internet qui connaît la croissance la plus importante. " Il est intéressant de voir évoluer les habitudes de magasinage en ligne, car elles reflètent la confiance accrue des consommateurs pour cette façon d'acheter ", a déclaré Michael Bradley, vice-président, Produits, Visa Canada. " Les détaillants améliorent l'expérience en ligne du client en rehaussant la fonctionnalité de leurs sites et en fournissant des outils aux consommateurs, tels que le service Vérifié par Visa, qui ajoutent une couche de sécurité supplémentaire aux transactions d'achat et contribuent à protéger les renseignements des détenteurs de carte Visa. "

Selon l'étude, davantage de consommateurs en ligne canadiens ont effectué des achats dans des catégories de produits de valeur supérieure, telles que les vêtements et accessoires (23 % en ont acheté au cours des six derniers mois, une hausse de 2 % par rapport à 2006), les appareils électroniques grand public (21 %, une hausse de 5 %), les billets (24 %, une hausse de 4 %) ainsi que les meubles et les articles pour la maison et le jardin (6 %, une hausse de 2 % par rapport à 2006).

Au moment où les Canadiens achètent des produits de plus en plus variés en ligne, davantage de consommateurs sur Internet prennent le temps de comparer avant d'acheter. L'étude indique que sur Internet, 38 % des acheteurs visitent plus d'une boutique en ligne (soit une hausse de 4 % par rapport à 2006) avant d'effectuer un achat et que 37 % (également une augmentation de 4 % comparativement aux résultats de l'an dernier) utilisent un moteur de recherche pour trouver un détaillant. En outre, les Canadiens dépensent légèrement plus de cette façon qu'ils le faisaient il y a un an (454 $ par rapport à 447 $ au cours des six derniers mois).

La jonction du commerce électronique et du réseautage personnel continuera à fournir des informations sur l'évolution des priorités des consommateurs, notamment sur la façon dont ils magasinent et achètent des produits et services. Au moment où les détaillants et les spécialistes du marketing suivent ces deux tendances, ce sont les consommateurs, finalement, qui décideront qui seront les gagnants et les perdants, un clic de souris à la fois.

L'étude a été réalisée du 19 au 27 avril 2007 auprès de 1 500 acheteurs en ligne et de 500 acheteurs hors ligne. Chez les acheteurs en ligne, la marge d'erreur est de +/- 2,6 % et l'on enregistre un taux de confiance de 95 %; chez les acheteurs hors ligne, la marge d'erreur se situe à +/- 4,5 % et l'on enregistre un taux de confiance de 95 %.

(1) Consulter l'annexe pour la liste des activités de réseautage personnel en ligne

(2) On définit les acheteurs en ligne comme ceux qui effectuent personnellement des transactions de commerce électronique, et les acheteurs hors ligne comme des utilisateurs d'Internet qui n'effectuent pas de transactions en ligne

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