01 / 12 / 2008 19h26

Crise politique à Ottawa - "Grâce aux souverainistes, le Québec gagne" - Pauline Marois

MONTRÉAL, le 1er déc. /CNW Telbec/ - La chef du Parti Québécois, Pauline Marois, souligne la contribution du Bloc Québécois dans la défense des intérêts du Québec dans le cadre de la mise en place d'un gouvernement de coalition à Ottawa alors que Jean Charest, lui, s'est écrasé misérablement.

"En refusant de se battre contre le plafonnement de la péréquation que voulait imposer Stephen Harper, Jean Charest a renoncé à une somme de un milliard de dollars et a ainsi trahi les intérêts du Québec et abdiqué devant Stephen Harper. Au Parti Québécois, nous avons immédiatement dénoncé la tentative des conservateurs d'affaiblir le Québec en coupant un milliard de dollars dans la péréquation tout comme nous avons dénoncé les mesures antidémocratiques de cet énoncé et l'absence de mesures pour relancer l'économie. Jean Charest, pour sa part, n'a tout simplement rien dit".

La mollesse de Jean Charest face à Ottawa aurait pu coûter très cher aux Québécois alors que celui-ci a cessé toute bataille face à un gouvernement conservateur aux antipodes des valeurs québécoises. "J'invite les Québécois à saisir l'occasion et à se donner un vrai rapport de force avec un Bloc Québécois fort à Ottawa et un gouvernement du Parti Québécois à Québec", a ajouté Pauline Marois.

Pour la chef du Parti Québécois, la crise politique qui secoue Ottawa depuis le dépôt de l'énoncé économique conservateur est révélatrice à bien des égards. "L'absence de commentaires de Jean Charest sur l'énoncé économique du gouvernement Harper nous indique clairement qu'il l'approuvait et qu'il est à genoux devant les conservateurs. Et que dire de Mario Dumont qui a appuyé inconditionnellement, aux dernières élections fédérales, le chef conservateur Stephen Harper. Il ne peut donc pas prétendre défendre les intérêts du Québec en défendant un Stephen Harper qui méprise les Québécois".

C'est ce rapport de force qui pourrait permettre de faire d'autres gains très significatifs pour le Québec, là où Jean Charest a échoué, comme l'obtention d'un plan de soutien pour les secteurs manufacturier et forestier, le financement des organismes de développement économique et la restauration des programmes en culture.

"Le Bloc Québécois a posé des conditions claires avant d'accorder son appui à un gouvernement de coalition, notamment l'abolition des coupes en culture et la création d'un programme de soutien au revenu pour les travailleurs âgés. De fait, encore une fois, les souverainistes ont fait plus en cinq jours que Jean Charest en six ans", a expliqué Pauline Marois.

Le Parti Québécois avait, tout comme le Bloc Québécois, dénoncé les coupes en culture et il s'était engagé à les compenser à même le budget du Québec. "Les gains obtenus par le Bloc Québécois modifient notre cadre financier et nous permet d'ajouter à notre marge de man?uvre, ce qui nous permettra davantage de faire face à la crise économique. Jean Charest, lui, n'a rien fait".

Selon Pauline Marois, la position du Bloc Québécois a permis une série de gains que Jean Charest n'a jamais réussi à avoir. "Quand le Québec se tient debout, il en sort gagnant. C'est ce que propose le Parti Québécois et le Bloc Québécois vient d'illustrer avec éloquence que nous avons raison. C'est pourquoi nous invitons les Québécois à nous appuyer le 8 décembre plutôt que de réélire un premier ministre qui s'écrase devant Ottawa. Un Québec debout, c'est un Québec gagnant!"

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