28 / 11 / 2008 18h30

Des chefs progressistes pressent les partis d'opposition de former un gouvernement de coalition

OTTAWA, le 28 nov. /CNW Telbec/ - D'importants chefs progressistes joignent aujourd'hui leurs voix pour presser Stéphane Dion et Jack Layton de mettre de côté les considérations partisanes et de former un gouvernement de coalition, afin de servir les meilleurs intérêts des citoyens éprouvés par la crise économique.

La lettre ouverte suivre.

Le 28 novembre 2008

Message urgent à Stéphane Dion et Jack Layton : seul un gouvernement de

coalition peut offrir le leadership dont le Canada a besoin

Messieurs les chefs de parti,

Nous, soussignés, venons en ce temps de crise économique vous presser de mettre de côté les considérations partisanes, et d'agir d'une manière décisive pour aider les Canadiens qui en arrachent et dont les moyens de subsistance sont en péril.

En ce moment critique, le mieux placé pour offrir le genre d'intendance dont a besoin l'économie, et pour faire passer la responsabilité gouvernementale avant les intérêts partisans... serait un gouvernement de coalition.

Cinq semaines à peine après avoir promis de collaborer avec les partis d'opposition - représentant la majorité des électeurs -, le Premier ministre Harper a été incapable de dresser un plan pour mettre fin aux ravages qui guettent les familles travailleuses. Au lieu, le gouvernement Conservateur utilise la crise pour attaquer le processus démocratique, violer le droit des fonctionnaires à négocier leur convention collective et mettre fin à l'équité salariale. Le gouvernement du Canada est maintenant le seul, en Occident, à n'avoir aucun plan cohérent pour stimuler l'économie. Le gouvernement Harper parle d'équilibrer le budget en vendant des actifs et en restreignant les dépenses, soit exactement le contraire de ce que presque tous les économistes et beaucoup d'autres disent être nécessaire pour stimuler l'économie.

Le temps, ici, est essentiel. Vous avez une occasion sans précédent d'offrir aux citoyens une coalition capable de mettre de côté les ruses partisanes afin d'?uvrer ensemble, et rapidement, dans le sens des intérêts de tous.

En dépit des affirmations de M. Harper, ce n'est pas le financement public des partis politiques qui soulève la colère des citoyens et des partis d'opposition, c'est le plan des Conservateurs qui, en fait, approfondirait la crise économique au pays. Le fait que ce gouvernement abandonne le financement des partis ne doit pas vous faire reculer dans vos efforts pour bâtir un gouvernement de coalition.

Soyez assurés, Messieurs, que nous sommes prêts à proposer des idées et des moyens constructifs pour aider les travailleurs ainsi que leurs familles et collectivités à réchapper à cette tempête et à en sortir plus forts que jamais.

Veuillez agréer l'expression de nos sentiments les meilleurs.

Paul Moist, Président du Syndicat canadien de la fonction publique

Ken Lewenza, Président, Travailleurs canadiens de l'automobile

Dave Coles, Président, Syndicat canadien des communications, de l'énergie

et du papier

Denis Lemelin, Président, Syndicat des travailleurs et travailleuses des

postes

Steven Staples, Président, L'Institut Rideau

Bruce Campbell, Directeur exécutif, Canadian Centre for Policy

Alternatives

John Urquhart, Directeur exécutif, Le conseil des canadiens

Mel Watkins, Professeur émérite de l'économie, Université de Toronto

Peggy Mason, Ancien ambassadeur des Nations Unies sur le désarmement

Diffusé par